Lucie

Fan invétérée de la série télévisée « Desperate Housewives », je n’avais pas envisagé, ne serait-ce qu’un instant, que la quarantaine puisse ne pas être trépidante, sensuelle, glamour, resplendissante, inattendue… J’étais presque impatiente, comme si un miracle allait effacer les poches sous mes yeux et ma culotte de cheval. Comme si j’allais à nouveau pouvoir festoyer jusqu’ à point d’heure et me réveiller fraîche et dispose le lendemain matin.

Publicité mensongère ! Même les colorations et laques vantées par les héroïnes de ces séries ne m’ont pas rendu mes trente ans. Mon mari me rassure, me susurre que je n’ai jamais été aussi belle (la nuisette n’y est pas étrangère), et que l’adage prône que la femme est au summum de son épanouissement à 40 ans.

Mes points communs avec Lucie: l'enfance à la campagne, les années estudiantines bien remplies, la vie trépidante entre famille et travail, le lieu de villégiature, les deux fils, la césure professionnelle jusqu'à la déclaration de mon fils qui considérait que j'étais plus "sympa" quand je travaillais (donc pause très courte pour ma part)...

A contrario de Lucie, je suis mariée au même homme depuis près de 25 ans; il me soutient sans relâche jour après jour.
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