Fabien

Dorian et Cie. Au début le Cie n’englobait que ma personne, un appendice destiné à corroborer le sérieux de mon activité, à lui fournir de l’amplitude. Aujourd’hui, Dorian et Cie comptait des bureaux à Bruxelles, à Genève, à Londres, et était en pourparlers avec le gouvernement américain pour ouvrir des succursales à New-York et Washington ; les américains avaient toujours été bien plus conservateurs et puritains que les européens. Désormais le « Cie » représentait  pas loin de cent collaborateurs à travers le monde.

Il n’était pas loin de 19H00, et un afflux de silhouettes se pressait sur le parvis au pied de l’immeuble, qui en direction des bouches de métro, qui en direction du parking sous terrain du centre commercial. Du bleu, du gris, du terne, du conventionnel. Brièvement une tâche de couleur faisait surface, telle une fleur éphémère, pour être aussitôt avalée par le flot de ces clones si conformistes qui finissaient leur journée.

Ce soir c’était l’anniversaire de mon benjamin, Flavien, qui fêtait ses huit ans.

Mes points communs avec Fabien : le cynisme.
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